Akooel & Poupou

Départ pour une autre France

18 janvier 2007

SAINT DENIS

Saint-Denis fut au IIIème siècle, vers l'an 250, l'un des sept évêques missionnaires envoyés sous Dèce en Gaule et devint évêque de Paris, ville où son culte lié à un martyr fut très populaire. Un regard jeté sur la Cathédrale de Saint-Denis permet de voir le martyr de Saint-Denis et ses deux compagnons Rustique et Elentère condamnés à la décapitation, une des scènes les plus émouvantes de l'église, une page éloquente de cette lutte terrible livrée par Saint-Denis.

Trois siècles d'histoire

Quelques grandes dates

1669: Création de la Ville de Saint-Denis par Etienne Régnault débarqué à Saint Paul en 1665

1671 : Jacob de la Haye, Vice-Roi, approuve le projet d'Etienne Regnault, de faire de Saint-Denis le chef-lieu de l'île

1738 : Saint Denis qui compte 2 166 habitants devient officiellement le chef-lieu de l'île sous le gouverneur Mahé de Labourdonnais

1766 : L'ordonnance royale du 17 août divise l'île en cinq quartiers dont celui de Saint Denis

1777 : Plan de la Ville établi par le Chevalier Banks

1790 : Saint Denis est érigée en Municipalité. Jean Baptiste Delestrac devient le premier Maire de Saint Denis

1793 : Le décret du 19 mars chnage le nom de l'île en celui de La Réunion

1846 : Pose de la première pierre de l'ancien Hôtel de Ville

1860 : L'Hôtel de Ville est inauguré

1866 : Christol de Sigoyer, Conseiller municipal propose des armoiries pour la Ville avec une devise empruntée à Horace : "Praeter Omnes Angulus Ridet" "Plus que tous, ce coin de terre me sourit". Il fut adopté par le Conseil Municipal le 13 février

1874 : Construction du pont sur Le Barachois qui deviendra le lieu de promenade favori des Dionysiens

1946 : La Réunion devient Département d'Outre-Mer avec le décret du 19 mars, La population de Saint-Denis s'élève à 36 090 habitants

1969 : Auguste Legros est élu Maire

1979 : Jacques Chirac inaugure le nouvel Hôtel de Ville

1983 : Saint Denis totalise 109 072 habitants

1988 : Saint Denis fête le 250e anniversaire comme chef-lieu de la Réunion

1989 : Gilbert Annette est élu Maire

1990 : La commune de Saint Denis a 200 ans d'histoire

1994 : Michel Tamaya est élu Maire

2001 : René-Paul Victoria est élu Maire.

Les Armoiries de la Ville

Blason
armoiries_de_saint_denis

Au 1er d'azur à la galère d'argent voguant sur des ondes du même mouvant de la pointe, au 2ème d'or à deux palmiers de sinople posés sur une île soutenue à senestre d'un îlot du même, au chef de sinople chargé d'une chaîne de trois volcans d'argent : celui du centre, sommée d'une nuée fumante de gueules, la dite chaîne soutenue d'une autre chaîne de cinq monts de sinople.

Ornements extérieurs

L'écu timbré d'une couronne murale, à cinq merlons d'or, maçonnée et ouverte de sable est posé sur un rayonnement de quatorze feuilles de phénix d'argent. Il est soutenu d'une ancre du même mouvant de la pointe retenant un listel d'or aux retroussis de gueules brochant sur le feuillage et chargé de la devise en lettres romaines de sable "Praeter omnes angulus ridet".

Symbolique de la composition

Ce blason de la capitale de l'Ile de La Réunion évoque d'une façon imagée les différents aspects de l'île. Il fut créé par M. Christol de Sigoyer, Conseiller municipal créole sous le Second Empire. Sa composition est dans le style de ce que fut l'art héraldique après l'influence du Romantisme. Ce blason fit l'objet d'une délibération du Conseil municipal du 13 février 1866. Cette date est certainement la raison pour laquelle le souvenir historique de l'Ile Bourbon ne fut pas évoqué, dans les armoiries, qui porta ce nom durant deux siècles. Sous pavillon français dès 1542, cette île alors déserte découverte par Mascarenhas (Ile de Mascareignes) en 1528, fut mise en valeur par la Compagnie des Indes, et rattachée à la Couronne en 1764. Le nom de Réunion date de la Révolution : appelée aussi Ile Bonaparte puis de nouveau Ile Bourbon, le nom d'Ile de La Réunion lui a été redonné en 1848. La jolie devise empruntée à un texte d'Horace est particulièrement choisie pour ce coin de terre de France de l'Océan Indien. "Plus que tous (tous les autres), ce coin de terre me sourit".

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LA RÉUNION

Carte_r_duite

Située dans l'hémisphère sud, entre l'équateur et le Tropique du Capricorne, l'Ile de La Réunion fait partie avec les Iles Maurice et Rodrigues, de l'Archipel des Mascareignes. Elle se trouve dans la partie Sud-Ouest de l'Océan Indien par 55°29 de longitude Est et 21°5 de latitude Sud. Elle occupe une superficie de 2 507 km2.

Agée d'environ 3 millions d'années, l'île est un massif montagneux récent. Elle est d'origine entièrement volcanique et fut constituée par deux soulèvements successifs. Le premier, le Piton des Neiges l'élève à 3 069 m d'altitude et le deuxième volcan, la Fournaise, très active actuellement, est à peine moins haut (2 632m). Ces deux massifs sont séparés par une bande de hautes plaines. D'une manière générale, l'ensemble du relief est très tourmenté ; on note la présence de trois cirques aux rivières et ravines très encaissées.

Située au Nord de l'île, la commune de Saint-Denis occupe une superficie de 14 729 ha et fait partie du massif ancien du Piton des Neiges. A l'extérieur de celui-ci, des coulées de lave descendent en pente régulière vers la mer, formant des planèzes, et le littoral est constitué de plaines composées par les débris alluvionnaires en provenance des cirques.

Première ville de l'outre-mer français, Saint-Denis est aussi une ville européenne, au coeur de l'Océan Indien. Chef-lieu du Departement, elle est depuis plus de trois siècle considérée comme la "capitale" de l'île. Accueillant environ 20% des Réunionnais, elle dispose d'une population particulièrement jeune, puisque 30% des Dionysiens ont moins de 20 ans.

Connue des Arabes depuis les XIème et XIIème siècles, découverte par les Portugais en 1512 et 1516, puis par les Hollandais et les Anglais, la Réunion ne fut occupée de façon permanente qu'à partir de l'arrivée d'Etienne Regnault, premier gouverneur en 1665.

Débarqué à Saint Paul, il décida de s'établir à Saint Denis en 1669, car, disait-il " son ancrage était le meilleur, ce lieu était destiné à devenir le centre du commerce et du gouvernement." En 1671, Jacob Banquet de la Haye, vice-roi des Indes approuve le projet de faire de Saint-Denis, le chef-lieu. Mais cette décision ne sera officialisée que 69 ans plus tard, en 1738, sous l'autorité de Mahé de Labourdonnais, Gouverneur de la Compagnie des Indes. Saint-Denis compte alors 2 166 habitants. En 1790, Saint-Denis s'érige en municipalité et Joseph Jean Delestrac devient le Premier Maire de Saint-Denis. Le décret du 19 mars 1794 change le nom de l'île Bourbon en celui de La Réunion. En 1766, une ordonnance royale divise l'île en cinq quartiers dont celui de Saint-Denis. Au fil des siècles, "ce lieu destiné de centre de commerce et du gouvernement" a su préserver son histoire et son patrimoine tout en s'ouvrant vers l'avenir pour devenir la première ville de l'Outre-Mer français tant par son dynamisme démographique que par son rayonnement culturel.

En 1665, la Compagnie des Indes décide l'expédition d'une flotte vers l'île. L'escadre quitte la Rochelle le 14 mars 1665. Elle comprend une houcre de 60 tonneaux, le " Saint-Denis ". Au cours de l'expédition, à Ténériffe, ce vaisseau perd contact avec le reste de la flotte, il vient ancrer dans la baie du chef-lieu en 1667 devant l'estuaire de la future rivière de Saint Denis. Au nom de la profonde amitié qu'il exprimait pour Chanlette, commandeur du houcre " Saint Denis ", Etienne Régnault, Gouverneur de l'époque, nomma le futur chef-lieu de l'île, Saint Denis. En Avril 1671, le choix de Régnault fut ratifié par Jacob Banquet de la Haye, vice-roi des Indes.

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17 janvier 2007

Lexique Créole Réunionnais

...lo rayoné Langkozé,
pou un jour, nout tout frer rayonné,
trouve nout l'identité,
pour un jour not band marmaille lé fièr
vive su la terre zot lé né,
... nout pays y respir lo gout la vie ! ... (Baster).

  • zordi : aujourd'hui
  • tien bo : tenir bon
  • largue pas le cor : ne pas se laisser aller
  • siouplé : s'il vous plait
  • ouçaylé : c'est ou
  • y fé fré : il fait froid
  • Gramoune : personne agée
  • marmaille : enfant
  • Capeline : chapeau créole tissé dans la fibre de latanier.
  • Fanjan : troncs fibreux des fougères arborescentes , support à la culture des orchidées.
  • zoreil : originaire de la France
  • ziskakan : jusqu'a quand ?
  • ca meme meme : c'est ça
  • comment y lé ? : comment ca va
  • emene a moins : emmenez moi
  • laisse a moins : laissez moi
  • quo ça : quoi, qu'est ce que
  • band'na : les autres, eux
  • zordi : aujourd'hui coinéla : à présent, maintenant
  • souquer : ditreper, saisir
  • guetter : regarder, surveiller
  • de moune : les gens
  • gramoune : vieille personne
  • grain : haricot sec
  • bon pé: beaucoup
  • goni: sac de jute
  • la case: la maison
  • espérer: attendre
  • amuse pas : ne tarde pas
  • roder: chercher
  • amarrer: attacher
  • gatire : lien
  • larguer: laisser, lâcher
  • marmaille . les enfants
  • ma cap-cap fièvre
  • la frais : fraicheur
  • le fait-noir: robscileté
  • saisissement: peur, angoisse,
  • dégraîner : défaire, déméler
  • zot, a zot : eux, vous autres a li lui
  • ronfler : râler, s'énerver
  • gros coeur. chagrin
  • un tit guine: très peu, des miettes
  • un bout : un morceau
  • gros blanc : un blanc riche
  • gros zozo : personne riche, souvent un gros blanc
  • gratèl: demangeaisons
  • kaba : sac à main
  • kabaré : endroit où l'on chante et danse, bal kabaré
  • marron: fugitif, clandestin
  • na na, né na : il y en a
  • faner : répandre
  • faner désordre : salir un endroit, désordonner
  • nom gaté : surnom affectueux
  • ti père, ti mère: beau père, belle mère
  • totocher : frapper
  • percer: essorer, tordre
  • moucater : se moquer
  • la dit la fé : comérages
  • bébête : animal, monstre, esprit maléfique
  • béker de clé: homme sans travail fixe
  • baba : bébé, petit enfant
  • calou : bon, agréable, chouette
  • chavirer : renverser
  • pouaquer : se brûler
  • cou d'sec: verre de rhum, appéritif
  • nénenne : nouricee, bonne d'enfant
  • emparer: recevoir
  • rapiangue : avart
  • maf : mou, molle
  • dallon : ami, camarade
  • taquer : fermer
  • un l'extravagué : un fou
  • sacouyer: secouer
  • linge: vetement
  • linge la cour : vieux vêtement
  • bon linge : vêtement du dimanche
  • l'essence : parfum
  • bazar : marché
  • pourviqué : pourvu que
  • gabié : intelligent, rusé
  • moque : boite, récipient
  • careau : fer à repasser
  • langoutî : vêtement des engagés indiens, vieux vêtement déchiré, chiffon
  • savate le doigt : sandale en plastique
  • bonbon la fesse : suppositoire
  • l'argent braguette : allocations familliales
  • foutan : raillerie, moquerie
  • gazon de riz : portion de riz
  • gine : malchance
  • zézère ou nénère : amoureux, petit ami
  • vavanguer : errer, vagabonder
  • malbar : indien tamoul
  • zarabe : musulman
  • yiab : petit blanc des hauts
  • zandet: larve
  • zamal : chanvre indien
  • jacquot : singe
  • tranblad : avoir peur, tremblement
  • astèr: maintenant
  • babouk : araignée (à l'intérieur des cases)
  • ayo ! : mon dieu!
  • baya : vieux malbar
  • dé quat'sou: un peu d'argent
  • tangaz : bataille, rixe
  • désorde : bruit
  • grattèr de pioche : ouvrier agricole
  • grattèr de ki : paresseu

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09 janvier 2007

Le Margouilat

Blog_Margouillat

La particularité du pargouillat vient du fait qu'il apparaît là où les hommes s'installent. Animal nocturne, il sort à la tombée du jour quand les lampes s'allument pour traquer les moustiques et insectes divers attirés par la lumière. dans la journée il vit derrière les tableaux et sous les meubles.
En effet, le margouillat est albinos. Sa peau rosée presque transparent lui interdit toute exposition au soleil même avec un indice de protection 40. Véritable sportif, le margouillat pique des sprints sur les murs et plafonds, parfois même la tête en bas. Athlète accompli il possède des lamelles de type ventouse sous ses 4 pattes qui lui permettent de multiples acrobaties. Super macho, le margouillat défend bruyamment son territoire, n'accepte aucun autre mâle mais accueille volontiers toutes les femelles partantes pour une course poursuite... En présence d'un prédateur, il secoue sa queue pour attirer ces derniers vers celle-ci et non pas vers le reste du corps. En cas d'attaque, il perdra donc sa queue...et filera à toute vitesse.

Posté par akopou à 09:59 - Documentaire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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